Monnaie de Paris & Musée de la Légion d’Honneur

Samedi 13 avril 2019

    Un musée dans le Palais de la Légion d’Honneur :

En 1925, le général DUBAIL, alors grand Chancelier de la Légion d’Honneur, crée le musée afin de rendre hommage à la gloire des Français et des Etrangers éprouvés par la Grande Guerre. Installé dans une aile de l’Hôtel SALM, construit à la fin du XVIIIè siècle, devenu le siège de la Légion d’Honneur en 1804. L’Hôtel de Salm trouve enfin une destination à la mesure de son élégance. Il est acquis pour la Légion d’honneur sur ordre de Napoléon Bonaparte.

L’édifice prend alors l’appellation de palais de la Légion d’honneur. 

Le musée présente une collection unique de décorations couvrant mille ans d’histoire à travers le monde. Le musée de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie propose un voyage insolite à travers les époques et les cultures grâce à 5.000 objets d’art et décorations provenant du monde entier.

La visite s’articule autour de cinq espaces qui mènent le visiteur de la naissance des ordres de chevalerie à l’époque des croisades à la création de l’ordre national du Mérite par le général de Gaulle en 1963, en passant par les ordres royaux et la Légion d’honneur.

La  salle des ordres étrangers, véritable cabinet de curiosité, présente des insignes des quatre coins du monde : plus de 400 ordres provenant de 122 États à travers les époques.

                

L’honneur, le mérite et le civisme, valeurs portées par les ordres nationaux, sont mis en lumière à travers l’exemple d’hommes et de femmes emblématiques dont les insignes ponctuent le parcours. Des bornes vidéo complètent cette évocation et font revivre ces grands destins.

Par sa triple dimension historique, artistique et sociologique, il s’adresse aussi bien au grand public qu’aux passionnés de phaléristique (La phaléristique (dérivée du mot phalère) est une science auxiliaire de l’histoire qui a pour objet l’étude des ordres, décorations et médailles).

Après un excellent repas pris au restaurant le COCORICO 5, rue du Bac – 75007 PARIS – www.lecocorico.paris , nous nous sommes rendus au musée de la Légion d’honneur…….

Carole LÉTON

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Musée de la CONTREFAÇON

Samedi 16 MARS 2019

Nous étions 22 personnes, samedi 16 mars 2019, à profiter de la visite guidée du Musée de la Contrefaçon. Cet établissement original, « le seul musée qui expose des faux » comme il se définit lui-même, est situé dans un hôtel particulier du 16e arrondissement à Paris, au 16 rue de la Faisanderie, siège de l’Union des fabricants pour la protection internationale de la propriété intellectuelle.

    

Fondé en 1951 par cette Union des Fabricants, il a été conçu au départ pour la formation des agents avant de devenir un véritable musée pour les 100 ans de l’institution en 1972. Il permet désormais aux visiteurs de s’informer sur l’étendue de la contrefaçon et son retentissement économique et de prendre conscience de l’importance de la protection de la propriété intellectuelle, et notamment industrielle. Pour donner un seul chiffre, la contrefaçon représenterait 5 à 9 % du commerce mondial.

   

Plusieurs constatations peuvent être faites à l’occasion de cette visite. La première est que le phénomène de la contrefaçon ne date pas d’hier. Si le musée abrite en effet un col d’amphore datant de l’époque romaine et présentant l’une des plus anciennes marques, celle du potier Sestius, il montre aussi que des copies de bouchons d’amphore existaient au 1er siècle avant notre ère : ces bouchons en terre cuite, trouvés près d’Arles, imitaient la forme des bouchons romains pour créer une confusion.

La deuxième constatation est que la contrefaçon ne touche pas que le luxe mais tous les objets de la vie courante. Vuitton, Lancel, Hermès ou Christian Dior sont touchés par le phénomène mais Bic ou   Moulinex l’ont été également. Le musée présente ainsi une grande variété de produits contrefaisants avec à côté les objets authentiques pour permettre de les différencier. L’original et une contrefaçon du sac de voyage Keepall 55 de la maison Louis Vuitton, créé en 1930, avec sa toile Monogram emblématique, y côtoient le stylo à bille jetable Bic Cristal, conçu en 1950, et les articles contrefaisants Big Cristal ou Bix Crystal. Parfumerie, maroquinerie, horlogerie, vins et liqueurs, habillement, articles sportifs mais aussi industries pharmaceutique ou automobile, fournitures de bureau, tabacs, jouets, matériel de puériculture, électroménager… tous les secteurs sont concernés.

La troisième constatation est que les produits manufacturés ne sont pas les seuls objets touchés : l’art l’est également. Et le musée montre de nombreux exemples en peinture ou sculpture, la hausse des prix du marché de l’art attisant encore davantage à notre époque les convoitises en la matière. Ainsi peut-on voir la contrefaçon de l’œuvre du sculpteur suisse Diego Giacometti ,« Chat maître d’hôtel », qui présente des rondelles d’étain rajoutées pour pallier la diminution de la sculpture lors de la fonte, ou la reproduction frauduleuse du tableau « Les poissons rouges » du peintre français Henri Matisse, dont l’original est conservé à Moscou, au Musée des Beaux-Arts Pouchkine.

                                

En définitive, ce fut une visite courte mais éclairante sur un phénomène mal connu. Dommage que les locaux soient exigus car ils ne permettent pas de mettre davantage en valeur le contenu des vitrines.

Patrick Goczkowski

Photos de Françoise Goczkowski

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Sortie AMIENS

TOUR DE LA VILLE, MARCHÉ DE NOËL ET COLORISATION DE LA CATHÉDRALE

Samedi 15 décembre 2018

Le samedi 15 décembre 2018, nous avions commandé le soleil, mais pour un marché de  Noël en décembre, c’est la pluie et la neige fondue qui se sont invitées. Cela n’a pas empêché la bonne humeur d’être au rendez-vous.

Après un excellent repas pris au restaurant « le Quai », c’est à bord de notre car, en compagnie d’un guide-conférencier, que nous avons fait le tour de la ville d’AMIENS pendant 1h15.

Ensuite, chacun s’en est allé, malgré le froid, flâner au long de ce superbe marché.

A 19h était programmé le spectacle « chroma l’expérience monumentale » sur la façade de la cathédrale que des courageux ont regardé bravant les intempéries.

A 20h, c’est transis, mais la chaleur dans le cœur que nous avons repris le chemin du retour vers DOMONT.

A bientôt Carole LÉTON

  

        

                 

        


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Dans les Coulisses de l’Aéroport C.D.G – ROISSY

Le samedi 13 octobre 2018

          

Embarquez avec nous, sans quitter notre car, pour une visite commentée de 2h de l’aéroport C.D.G : 3200 ha, 66 millions de passagers, 1500 atterrissages et décollages et 180 000 passagers par jour.

Venez voir les endroits que vous ne verrez pas  en tant que passager : la zone de fret, les aérogares, la gare TGV, Roissy-pôle, les zones techniques, les tours …

Après cette visite, l’aéroport n’aura plus aucun secret pour vous !

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Visite Musée de la Préfecture de Police

19 septembre 2018

Situé au 3e étage de l’Hôtel de police du 5e arrondissement de Paris, au 4 rue de la Montagne Sainte-Geneviève, c’est essentiellement par la richesse de ses collections que se distingue le Musée de la Préfecture de police.

Créé en 1909 à l’instigation du préfet de police Louis Lépine, le musée propose gratuitement, sur 300 m², une histoire du crime et de la police du XVIIe siècle à nos jours.  Structuré en 5 espaces (histoire de la police parisienne, crimes et châtiments, Paris en guerre, métiers de la Préfecture de police, police technique et scientifique), il présente, avec force panneaux d’information, 2 000 pièces de collection : costumes, lettres, registres, estampes, photographies, pièces à conviction, armes et autres instruments liés aux crimes et à leur punition, moulages…

Guide indépendante, passionnée par son métier, Anne-France Seraglini nous a fait partager ses connaissances très documentées et sa curiosité sur le sujet, lors de la visite que notre groupe de 24 personnes y a effectué le 19 septembre 2018. Nul doute qu’on saura désormais faire la différence entre cabriolets, poucettes et menottes ou indiquer que l’expression « entrer à l’œil » vient de l’insigne en forme d’œil que portaient les inspecteurs de la Brigade mondaine pour entrer dans les établissements qu’ils avaient à surveiller.

A noter qu’au bureau d’accueil, de nombreux dépliants ou brochures d’information très intéressants, en dehors de la présentation même du musée, sont à la disposition des visiteurs : « la police parisienne en 22 adresses », « la police parisienne en 22 dates », « la police parisienne en 22 romans historiques », «  enquête au Musée de la Préfecture de police », « les trésors des archives de la Préfecture de police : de l’assassinat d’ Henri IV à la Libération de Paris ».

À signaler enfin, pour celles et ceux qui veulent en savoir plus, un ouvrage collectif: Dans les archives secrètes de la police : quatre siècles d’Histoire, de crimes et de faits divers / sous la direction de Bruno Fuligni . – L’Iconoclaste, 2009.

Patrick Goczkowski

  

    

       

Crédits photos : Carole Léton et Françoise Goczkowski

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Visite Palais GARNIER & Musée FRAGONARD

09 juin 2018

Le samedi 9 juin 2018, notre groupe de 25 membres a été pris en charge par l’agence de sorties culturelles Cultival, pour les visites de l’Opéra Garnier puis du musée du parfum-Fragonard.

L’Opéra Garnier ou Palais Garnier, est un théâtre national à vocation lyrique et chorégraphique situé place de l’Opéra,  dans le 9e arrondissement de Paris. Long de 173 mètres,  large de 125 mètres et haut de 73,60 mètres, il est l’œuvre de l’architecte Charles Garnier. Sa construction a pris 14 ans, de 1861 à 1875.

Partant de la bruyante rotonde des abonnés, la guide de l’agence nous a fait visiter les lieux emblématiques de cette institution : bassin de la Pythie, grand escalier donnant sur une somptueuse nef de 30 mètres de hauteur, aile réservée à Napoléon III, bibliothèque-musée, grand foyer, loggia donnant sur les immeubles haussmanniens de l’avenue de l’Opéra, et bien sûr la magnifique salle de spectacle, dont le plafond actuel a été peint par Chagall et qui peut offrir 2081 places. Beauté architecturale, richesse des dorures, variété des marbres, décoration placée sous le signe de la lyre, éléments cachés, sont quelques-unes des caractéristiques de ce bâtiment conçu tant pour voir que pour être vu et où le grand escalier, majestueux, élégant mais aussi fonctionnel, faisait à l’époque office de théâtre de la vie sociale.

La suite de la visite nous a fait passer de la musique et de la danse au monde des senteurs avec le Musée du parfum – Fragonard, créé par la Maison Fragonard en 2014. Il est situé à quelques pas de l’Opéra Garnier, au 3-5 square de l’Opéra-Louis Jouvet, à l’emplacement de l’ancien Éden-Théâtre et de son manège vélocipédique.

Une guide du musée nous a présenté, d’une part, les secrets de fabrication du parfum, de la matière première au métier de parfumeur et, d’autre part, une magnifique gamme de flacons précieux de l’antiquité à nos jours. Elle nous a appris aussi à faire la distinction entre différents produits, selon leur degré de concentration en essences : environ 25 % pour les parfums, 15 % pour les eaux de parfum, 10 % pour les eaux de toilette et 5 % pour l’eau de Cologne.

La visite s’est terminée par quelques exercices de reconnaissance olfactive et la découverte de la boutique de la Maison Fragonard, maison familiale ayant vu le jour à Grasse en 1926. Son fondateur Eugène Fuchs avait choisi le nom de Fragonard pour sa parfumerie en hommage au célèbre peintre d’origine grassoise Jean-Honoré Fragonard (1732-1806).

Patrick Goczkowski

Crédit Photos : Françoise Goczkowski

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Sortie à MONTMARTRE

12 Mai 2018

Le samedi 12 mai 2018 nous retrouvons notre guide, Serge LACAZOTE, en haut du funiculaire de Montmartre pour une visite du quartier.

La visite commence à l’esplanade de la Basilique du Sacré-Cœur par une vue magnifique sur Paris. Le guide nous présente les principaux grands monuments de la capitale.

Nous ne visitons pas la basilique du Sacré-Cœur mais l’Eglise Saint-Pierre. Construite en 1134, de style roman et gothique, elle est classée Monument Historique depuis 1923.

Puis nous nous dirigeons vers la Place du Tertre célèbre pour ses peintres.  Très touristique elle est entourée de nombreux restaurants et brasseries.

Le quartier est fait de petites rues avec des escaliers, des restaurants, il y avait même un hôpital psychiatrique.  Tout au long de notre promenade notre guide nous parle avec passion de la vie de Montmartre au 19° siècle et de l’histoire de la Commune.

Nous passons devant  le Clos Montmartre (la vigne de Montmartre),  le mythique cabaret  Au Lapin Agile, la Maison Rose qui doit sa renommée aux tableaux d’Utrillo et arrivons place M. Aymé avec le Passe-muraille, statue dans le mur réalisée par Jean Marais. A proximité se trouve l’avenue Junot avec ses belles demeures, la maison de Francisque Poulbot et la superbe impasse Léandre avec ses maisons de style anglais. Puis nous passons devant la maison où a habité Dalida, le restaurant du Moulin de la Galette, la cité d’artistes le Bateau-lavoir avant de finir notre visite devant le cabaret parisien du Moulin-Rouge.

Notre matinée se termine par un déjeuner pris au restaurant du Chat noir.

Françoise GOCZKOWSKI

                                         

Crédit Photos : Françoise GOCZKOWSKI

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Ministère des Finances – BERCY

14 février 2018

Le mercredi 14 février 2018 nous nous sommes retrouvés à une vingtaine devant le 139 rue de Bercy à Paris en vue de la visite d’un lieu au départ très mythique pour la majorité d’entre nous : le Ministère des Finances.

C’est François Mitterrand qui décida de transférer le ministère du Palais du Louvre en ce lieu de Bercy.

Cette visite fut présentée par un agent du service de communication du Ministère.

Elle commença par l’observation de la maquette, située dans le hall Pierre Bérégovoy, permettant de voir la complexité sa construction les deux principales arche (de 70 mètres) s, bâtiments (Colbert, Vauban, Necker, Sully, Necker), l’hôtel des ministres, passerelles, cours…Et avec quelques données : 42 kilomètres de couloirs, 6000 agents, le transport du courrier dans les services par petits wagons (que nous n’avons pas pu voir), lieux de vie pour le personnel,..

Le sol de ce hall est constitué d’un mélange de carreaux de marbre de couleurs différentes (« le Grand Ruban »). Au mur se trouvent quatre grands tableaux d’artistes contemporains (dans le cadre réglementaire du 1% artistique).

Notre visite se poursuivit, à l’extérieur, avec la vue de la porte d’honneur, en bronze, et vue sur les douves. C’est par là que rentrent les personnalités importantes.

Puis nous avons admiré la galerie d’honneur (au 7° étage), le grand salon Michel Debré, une salle à manger, une salle de réunions, la salle des commissions, une salle avec les portraits de tous les ministres ayant exercé. L’ensemble de toutes ces pièces présentent un caractère très sobre. Enfin, après avoir traversé la cour d’honneur Robert Schuman, la visite, avec notre guide,  s’acheva dans l’entrée du Centre de Conférences Pierre Mendès-France.

Notre matinée se termina par un délicieux repas pris dans le restaurant réservé du Ministère.

Françoise GOCZKOWSKI

        

Crédit Photos : Jocelyne LASCOT, Françoise GOCZKOWSKI & Joël FAUCHEUX

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Sortie AMIENS & NAOURS

 

02 septembre 2017

 

Vous voulez vous balader à travers les hortillonnages d’AMIENS ?

Alors embarquez avec nous à bord d’une barque à cornet lors de notre sortie du samedi 02 septembre 2017 et découvrez ce merveilleux endroit. Les hortillonnages s’étendent sur 300 hectares de petits ilots et sont sillonnés par 65 km de canaux. Ces anciens marais ont d’abord été exploités pour la tourbe puis pour les cultures maraichères. C’est aujourd’hui un « site préservé », à 2 pas du centre-ville où faune et flore jouissent d’un espace calme et protégé.

Après 45mn de circuit, nous avons pris un excellent repas au restaurant « le Quai » à AMIENS, avant de reprendre la route pour une visite audio-guidée de la cité souterraine de NAOURS.

Durant des siècles, la Picardie connait de nombreuses guerres et invasions. Les carrières de craie vont alors servir d’abris pour les habitants et leurs biens, jusqu’à devenir de véritables souterrains refuge  appelés « muches ».

La cité souterraine de NAOURS (33 m sous terre) entièrement creusée à la main de l’homme, est constituée de 25 galeries et 300 chambres. Occupée depuis le Moyen-âge et jusqu’au 17ème siècle, le souterrain tombera dans l’oubli avant d’être redécouvert en 1887 par l’Abbé DANICOURT. La cité devient dès lors une curiosité très prisée, notamment pendant la 1ère guerre mondiale. De nombreux soldats alliés au repos découvriront le site et y laisseront par milliers des traces qui font du lieu la plus vaste concentration de « graffiti grande guerre » connue à ce jour.

Après cette visite, nous avons repris le chemin vers DOMONT, encore un peu plus riche en savoir !

Carole LÉTON

  

 

 

 

   

Crédit Photos : Corinne & André DEMBSKI

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Visite Ambassade de Pologne

AMBASSADE DE POLOGNE à PARIS

10 juin 2017

Le charme discret de l’Ambassade de Pologne

Lovée dans un renfoncement discret de la rue Saint-Dominique, non loin des Invalides, l’Ambassade de Pologne est peu connue. Tant extérieurement que par ses intérieurs, sa partie résidence vaut pourtant largement le détour.

Samedi matin 10 juin 2017, aimablement accueilli par l’attaché culturel par intérim, notre groupe d’une vingtaine de personnes a pu visiter avec lui ce bâtiment élégant et remarquablement entretenu.

Hôtel particulier à l’origine, il doit son nom d’Hôtel de Monaco à Marie-Catherine Brignole qui le fit construire par Alexandre-Théodore Brongniart, l’architecte du Palais de la Bourse à Paris, après son divorce d’avec le prince de Monaco. Terminé en 1777, il passa ensuite entre différentes mains, dont le maréchal d’Empire Davout et le banquier britannique d’origine néerlandaise William Williams-Hope qui y firent réaliser d’importants travaux et décorations.

Le 3 mai 1936, l’ambassade de Pologne y inaugure son nouvel emplacement, à la suite d’un échange avec la France pour libérer du terrain nécessaire à l’Exposition universelle de 1937.

Lieu d’histoire, la petite histoire y rencontre la grande. Ainsi quand la première journée de travail du tout nouvel attaché se déroule dans le bureau du général Sikorski, faute d’équipement encore connecté, et a pour objet un discours sur l’amitié franco-polonaise à travers la figure du général Faury. Bureau historique puisque le général Sikorski y travailla plusieurs semaines à partir du 30 septembre 1939 en tant que Premier Ministre du gouvernement polonais en exil.

Lieu de patrimoine, la diversité des marbres rivalise avec la richesse et l’excellente conservation du mobilier ou l’abondance des plafonds peints et dorures. Le salon bleu notamment dévoile un parquet en marqueterie faite de dix-huit essences de bois différentes.

Lieu vivant, ses salons comme le Salon Rose servent d’espaces de réunion, sa grande salle de lieu de réception, un autre espace de salle à manger, et sa salle de concert munie d’un piano accueille concerts ou conférences sur invitation. C’est là que joua Frédéric Chopin en 1832, lançant ainsi sa carrière de pianiste. Dans le hall, une réplique du tombeau du compositeur au cimetière du Père-Lachaise en rappelle d’ailleurs le souvenir.

Son petit jardin aux couleurs de la Pologne, blanc et rouge, sépare la résidence des espaces administratifs.

Pour ceux qui ont manqué la visite, sachez qu’elle n’ouvre que sur rendez-vous ou lors des Journées européennes du patrimoine. Pour ceux qui veulent un avant-goût ou au contraire un souvenir de leur visite, plusieurs documentaires existent sur YouTube, commentés par l’épouse du précédent ambassadeur de Pologne en France, Madame Aleksandra Orłowska, qui dit de ce lieu que « c’est notre plus belle résidence au monde, l’une des plus belles maisons à Paris » :

https://www.youtube.com/watch?v=YTdEF661cFE

https://www.youtube.com/watch?v=WoSKvcVaatE

https://www.youtube.com/watch?v=vSRWifj553w

Un livre retrace l’histoire de cette demeure : L’Hôtel de Monaco : la résidence de l’ambassadeur de Pologne à Paris (Flammarion, 2012).

On a envie de dire pour conclure que quand deux grandes nations se rencontrent, cela donne l’ambassade de Pologne et c’est beau. Tout simplement. Les Polonais peuvent être fiers de leur joyau parisien. La Polonia aussi.

Patrick Goczkowski

  

Crédit Photos : Jean OGIELA & Céline ETRILLARD

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